Ayana V. Jackson (née en 1977 à East Orange, E-U, vit et travaille à Brooklyn, NY, E-U) puise dans des archives et s’en inspire pour évaluer l'impact du regard colonial sur l'histoire de la photographie et sa relation au corps humain.

 

En utilisant son point de vue pour déconstruire des portraits du XIXe et du début du XXe siècle, elle remet en question l'authenticité de la photographie et le rôle qu’elle joue en perpétuant des identités stratifiées et socialement pertinentes. Sa pratique artistique met en évidence les considérations éthiques et les relations entre photographe, sujet et observateur, explorant également les thèmes ayant trait à la race, au genre et à la reproduction. Elle examine les mythes de la diaspora noire et remet en scène des images d'archives coloniales dans le but de libérer le corps noir.

 

Ses œuvres font partie des collections d’importantes institutions locales et internationales, dont le Studio Museum à Harlem (New-York, E-U), le Newark Museum (Newark, E-U) la collection JP Morgan Chase, le Princeton University Art Museum (Princeton, E-U), la National Gallery of Victoria, à Melbourne (Australie), le Museum of Contemporary Photography (Chicago, E-U) et la Fondation Bill and Melinda Gates (Seattle, E-U).

 

En 2014 Ayana Jackson a reçu une bourse de la New York Foundation for the Arts pour la photographie (E-U), et en 2018, une bourse du Smithsonian (Washington D.C, E-U).