Maïmouna Guerresi (née en 1951 en Vicence, Italie et basée en Vénétie, en Italie) crée une œuvre hybride qui, depuis sa conversion à l'Islam, embrasse les origines à la fois africaines, asiatiques et européennes. Ses créations sculpturales, presque architecturales, fusionnent le visage, les bras et les jambes du sujet avec l'espace qui les entoure. Certains l'évitent, d'autres sont dépourvus de corps, leurs têtes flottant au-dessus de vêtements qui enveloppent un vide.
L’artiste présente une perspective intime de la spiritualité humaine en rapport au mysticisme, un nouvel éclairage sur la communauté et sur l'âme, très influencée par les traditions soufies du Kenya, du Soudan et du Maroc. Des métaphores récurrentes telles que celles du lait, de la lumière, du hijab et des arbres nous amènent à prendre conscience des qualités unificatrices essentielles de la spiritualité islamique. Les images, avec leur séquençage fluide, sont des récits délicats, une appréciation au-delà des frontières - qu’elles soient psychologiques, culturelles ou politiques - de l'humanité que nous partageons.