Youssef Nabil
Les Inrockuptibles

Les Inrockuptibles, Mai 15, 2026

Au musée d’Orsay, les rêves égyptiens de Youssef Nabil dialoguent avec les peintures orientalistes

 

Dans cette critique publiée par Les Inrockuptibles, l’exposition De rêver encore de Youssef Nabil au Musée d'Orsay est abordée à travers les liens entre photographie, peinture et mémoire. L’article revient sur la pratique emblématique de Nabil consistant à coloriser à la main des photographies en noir et blanc, créant des images suspendues entre réalité et fantasme, où les souvenirs personnels de l’Égypte se mêlent aux langages visuels de l’orientalisme et du symbolisme.

 

La critique souligne comment l’exposition révèle l’influence durable des collections du musée d’Orsay sur l’imaginaire artistique de Nabil, notamment depuis sa visite fondatrice du musée en 1992. À travers des dialogues avec des œuvres de Pierre Puvis de Chavannes et d’Odilon Redon, le parcours explore des thèmes récurrents tels que l’exil, la spiritualité, le rêve et la réincarnation, tout en présentant les photographies de Nabil comme des réinterprétations plutôt que comme des reproductions de l’imagerie orientaliste.

 

Les dernières salles, consacrées aux films de Nabil mettant en scène Marina AbramovićSalma Hayek et Tahar Rahim, prolongent l’atmosphère cinématographique et onirique de l’exposition. Tout au long du texte, la pratique de Nabil est présentée comme une négociation intime entre mémoire d’enfance, fantasme et identité culturelle, où la photographie devient un espace de nostalgie autant que de réinvention.