Pour la 61e Biennale de Venise, une quête de beauté malgré un monde troublé
L’article présente la Biennale de Venise 2026 comme une réalisation à la fois puissante et fragile de la vision de la défunte commissaire Koyo Kouoh. Intitulée In Minor Keys, l’exposition adopte une tonalité contemplative, « mineure », mettant en avant la mélancolie, la résilience et la réparation à travers l’art. Conçue comme une expérience poétique et sensorielle plutôt que didactique, la Biennale réunit un réseau mondial d’artistes et se déploie comme une composition musicale, autour de thèmes tels que le sanctuaire, la procession, le repos et la guérison collective.
Cependant, cette édition est profondément marquée par la disparition soudaine de Kouoh ainsi que par un climat géopolitique particulièrement tendu. Les conflits politiques — notamment autour de la Russie, de l’Ukraine, d’Israël et de l’Iran — ont suscité protestations, retraits et débats sur la représentation nationale, transformant la Biennale en un espace où l’art et la politique internationale se rencontrent.
Dans ce contexte, l’article met également en lumière la participation de Big Chief Demond Melancon, dont l’impressionnant costume cérémoniel (Africa, 2011) est présenté aux côtés du texte. Son travail, enraciné dans les traditions des Mardi Gras Indians et reflétant l’entrelacement des histoires africaines et amérindiennes, accompagne visuellement l’article et en renforce les thèmes liés à l’héritage, à la mémoire et à la résilience culturelle.
